17.07.2007

LE CHEMIN DE LA CONNAISSANCE EST PAVé DE MOMENTS BIEN ETONNANTS

Les dattes , vous aimez ? Une recette Touareg propose de piler les dattes (là bas elles ne sont pas ,comme nous en avons l'habitude ,tendres et brillantes de sucre, elles sont au contraire très dures) avec du fromage de chèvre sec.
Si notre gourmandise n'aura aucune consequence sur notre vie ,les dattes allaient entraîner un enfant Touareg sur un chemin qu'il ne pouvait même pas imaginer. La simple phrase, jetée par Moussa "tu pourras manger des dattes" lors d'une rencontre avec des parents touareg pour les pousser à envoyer leur progeniture en milieu scolaire allait transformer son "devenir" .
Le jeune garçon , c'etait décidé ,voulait aller à l'ecole ! de tout le bavardage de Moussa voulant prouver que le savoir est une chose essentielle pour l'homme il n'avait probablement rien retenu ! rien compris !
des cahiers ,des crayons , sont des mots totalement abstraits pour des petits touareg dont le seul horizon est celui limité de la tente où il passe des heures ou l'horizon sans fin du désert . De ce long discours il n'etait resté à l 'enfant qu'un goût sucré accroché à ses lèvres.
Mais une fois la décison prise , à son arrivée à l'école de Taboye, il allait découvrir une nouvelle vie , de nouveaux amis avec lesquels il allait partager des heures au pensionnat ,des cahiers dont les pages veulent toujours tourner au gré du vent , ces pots de peinture qu'ibrahim l'instituteur partage entre eux pour créer des taches de couleur qui parfois prennent la forme d'un arbre ,d'une tente , d'un dromadaire ...un monde plein de dessins que l'on appelle chiffres ou lettres , et ces batons dont le mon est si court " bic" mais dont le pouvoir est si long , de permettre pendant des heures d'ecrire sur des feuilles , des trésors que l'on peut rapporter à ses parents quand l'heure des vacances vient , car le dessin tracé sur le sable aussi beau qu'il soit ,le vent l'effacera....

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photo aimablement pretée par l'association terya so , enfant à l'ecole de TIN ESSAMED ;
à l'ecole de Taboye les enfants ont des cahiers et des stylos , Tin essamed en a peu , l'ecole songhoi d'abdoulaye pas du tout.

30.06.2007

ne vous attendez pas à "CLUB DE VACANCES DU COTE DE GAO !"

Je vais faire un rapide rappel géographique de la region de Gao ,Bourem ,Taboye pour les nouveaux venus sur le blog quant aux autres patientez quelques lignes avant d'arriver dans le vif du sujet .
Pour ceux qui souhaitent vraiment des precisions je vous invite à vous rendre sur des pages plus spécialisées mais aussi plus académiques
http://www.geocities.com/infomali/geograph.htm
La region du Mali où nous nous osmmes rendus ,entre Bourem et Gao , dans la partie nord du mali ce n'est pas cela :(photo Patrick Chatelier)

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ni cela
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photo eric Locomte (diaporamas à voir sur internaute .com ou passer par "awanekkinnan")


Visiter cette region c'est réaliser ce qu'est rellement le Sahel , un lieu où des dunes merveilleuses ne se profilent pas jusqu'à l'horizon ...des dunes il y en a bien entendu , mais c'est principalement un paysage sans relief qui s'étire jusqu'à perte de vue. Mais ne pensez pas que ce coin de terre n'a pas aussi son charme... laissez vous entrainer vers la decouverte de "ce" désert .
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Lors d'une soirée , Moussa (un de mes amis qui a écrit :y'a pas d'embouteillage dans le désert)a parlé de créer une agence de voyage digne de ce nom (lol: mon voyage et mes commentaires auront servi à quelque chose!) une personne lui a aussitôt demandé s'il ne craignait pas d'enlever l'authenticité à ce pays .
C'est vrai , vous le verrez dans mes articles ,il y a quelques randonnées en jet ski , une pinasse de croisiere qui vient d'être inauguré, mais cela reste très exceptionnel , cela sort du domaine habituel du tourisme à Gao. Quoique Gao soit décrit dans les magazines de voyage comme un lieu touristique , nous avons croisé plus "d'humanitaires" que de touristes !

Il ne faut pas imaginer qu'un tourisme de masse pourrait s'interesser à cette région . Les touristes cherchent sable ciel bleu mais aussi confort ,eau potable et les français surtout:" bonne bouffe "...alors je vais vous dire un secret : pendant les 3 jours au campement , mis à part l'utilisation des lingettes (à conserver après utilisation dans son sac) on ne s'est pas lavés! Et ne dites pas bah ! Quelle odeur! Non detrompez vous , notre peau ne sentait rien , personne n'avait d'odeur incommodante... Ce qui je l'avoue ,malgré eau courante et savonnette , n'est pas toujours le cas en France lorsque vous croisez certains....si si ,je vous assure !

Confort: à l'hotel , le premier jour , souvenez vous de mon récit : chambre pour 2 avec salle de bainWC ....ça c'est ce qu'on pourrait lire sur le catalogue s'il en existait un. Moi , j'ai beaucoup apprécié cette chambre , de toutes manières je m'adapte à tout ,au palace comme à la tente touareg....mais il n'empêche ...suivez moi donc et visitons là ...
Nous suivons un couloir faiblement éclairé ,la porte s'ouvre sur une pièce sans fenêtre ,une fois trouvé l'interrupteur :au fond à droite vous caressez le mur à taton et vous trouvez au bout de plusieurs minutes ou alors vous allumez votre lampe de poche...vous découvrez :a gauche une table de bois pour deposer nos valises,une chaise et un lit ...enfin un lit de là bas ...c'est à dire un sommier de bambou tressé et un fin matelas de mousse d'une epaisseur de 2 à 3 cm. On partagera le même lit avec mon fils ...il n'y a pas le choix...
Une fois traversé la chambre c'est la salle de bain , une pièce ,où se trouvait la seule fenêtre ,enfin fenetre pas baie vitree ,ouverture de 50 cm sur 50 cm dans la partie haute du mur ,pas de vitre bien entendu et une planche qu'on rabattait pour occulter la lumiere avec d'un coté WC et de l'autre un pommeau de douche au plafond et un trou d'evacuation au sol ....

Les deux derniers jours ,pas de belle chambre ...c'etait une chambre avec WC dans le jardin ,douche commune et chambre pour 4 ...Par chance ,nous connaissions ceux qui ont eu la même chambre que nous. (photo jointe)

Une idée du prix :20.000F cfa soit 200f le prix etait le meme pour les deux chambres à partager, pour celle avec 4 lits, avec les autres occupants

Ah un détail ! Pas d'eau chaude bien entendu ....

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Croyez vous vraiment que ce serait Monsieur tout le monde qui viendrait à Gao?
Et encore ...l'hotel c'etait le confort!
Le mot "style club med " a été lancé ....mais vous imaginez les frais pour qu'un hotel de la sorte voit le jour ...et vous imaginez le nombre d'années avant que cela soit rentable!
Et en plus il faut y aller....il n'y a des vols marseille Gao (Paris Gao aussi je crois ) seulement de decembre à Mars....
Alors ne vous faites aucun soucis ...si le tourisme ,peut un peu aider cette communauté ,il y aura longtemps que le pays sera redevenu un désert avant que le tourisme inonde la region....
Parce que pendant que nous parlons, le désert , lui , avance ....

20.06.2007

JOURNAL DU BLOG . reportage

INVITE DU JOUR MAXIMILLIAN STEMP AVEC SON REPORTAGE "UN JARDIN PAS COMME LES AUTRES..."




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Un soir de mon séjour à Taboye, à la sortie des classes, Mahamadou, enseignant de la classe de 5e B à l’école Dina Diko, m’invite à faire un petit tour dans le village. Il a quelque chose à me montrer. Il m’emmène derrière l’école, me fait passer entre quelques habitations jusqu’à un terrain en pente qui mène au fleuve Niger. Devant nous, un petit bout de terre, clôturé par des épineux et quelques morceaux de fer et de bois.



Mais un lopin de terre en pleine effervescence où plusieurs enfants s’affèrent autour de plantations diverses. Et oui, m’explique Mahamadou, c’est le jardin potager de mon école ! Un jardin magnifique, cultivé en terrasse. Il y a de nombreuses alvéoles qui abritent chacune oignons, tomates, salades, carottes, pommes de terre etc. Tous les soirs, une classe de l’école va, à tour de rôle, arroser les plantations. Ils vont chercher l’eau au fleuve avec tout ce qui peut contenir le précieux liquide: seau, bidon, boîte de conserves, grande écuelle...

Un travail dur et fatigant pour les enfants qui sont également épaulés par leurs enseignants. Mais un travail, ô combien bénéfique puisque le fruit de ce jardin permet d’améliorer notablement leur cantine !



En haut du terrain, près de l’entrée, se trouve trois grands tonneaux reliés par des tuyaux. D’autres tuyaux sont entassés à différents endroits du jardin. Mahamadou m’explique que c’est un système d’irrigation au « goutte à goutte » installé par une ONG anglaise. « Ils sont venus en décembre pour le mettre en place mais ne l’ont pas achevé. Ils devaient installer une pompe qui doit amener l’eau dans les tonneaux avant de la renvoyer dans les tuyaux d’irrigation. Malheureusement, dit-il, ils ne sont pas revenus et je ne sais pas pourquoi. »
En attendant, ces enfants font comme les générations qui les ont précédées depuis 1988, date de la création du jardin, et arrosent tous les soirs, inlassablement, leur jardin potager…

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L’eau…

Eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n’es pas nécessaire à la vie tu es la vie. Tu nous pénètres d’un plaisir qui ne s’explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce, s’ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur.
Tu es la plus grande richesse qui soit au monde, et tu es aussi la plus délicate, toi si pure au ventre de la terre. On peut mourir sur une source d’eau magnésienne. On peut mourir à deux pas d’un lac d’eau salée. On peut mourir malgré deux litres de rosée qui retiennent en suspens quelques sels. Tu n’acceptes point de mélange, tu ne supportes point d’altération, tu es une ombrageuse divinité…
Mais tu répands en nous un bonheur infiniment simple.
A.de Saint Exupéry, Terre des Hommes




Parmi les nombreuses choses que j’ai pu voir et observer dans le village de Taboye, il y a aussi une pompe à eau qui se trouve au milieu d’une place, à proximité du bâtiment de l’actuelle école des sables – Antoine de Saint Exupéry. Selon les habitants, cette pompe est en panne depuis de nombreuses années...



Avec Stéphane, un ami de la Caravane du Cœur et aussi très bon bricoleur, nous décidons de vérifier cette pompe et voir si elle est réparable. Mais bien sûr, pas question de commencer quoi que ce soit sans avoir l’approbation des autorités municipales. Je conduis donc Stéphane jusqu’à la Mairie, à la rencontre du maître des lieux. Le bâtiment semble désert, nous nous y enfonçons jusqu’à arriver dans un bureau où parlent deux hommes. Il s’agit du secrétaire de mairie et du directeur de l’école Hina Diko qui accueille les élèves Songhaï, que nous avions déjà rencontré quelques jours auparavant.



Le secrétaire de Mairie écoute patiemment notre projet. Et nous explique, avec le concours de son ami, que la dite pompe est effectivement en panne depuis trois ans. Ils ne l’ont pas remise en état car il y avait un problème de qualité de l’eau qui serait trop riche en fer. Malgré cela, il nous autorise à ouvrir la pompe pour voir s’il est possible d’y faire quelque chose.

LA SUITE ....DEMAIN...
photos aimablement prêtées par M . STEMP

27.04.2007

PAGE 20 / Taboye ,coin perdu entre gao et bourem

En cette fin d'après midi , alors que le soleil face à moi va se coucher dans peu de temps je suis assise à même le sable devant ma tente , un petit groupe de jeunes adolescentes Songhai s'approche de moi et l'une d'entre elles un peu plus téméraire s'adresse à moi dans un vague français...je les invite à s'asseoir auprès de moi mais notre conversation tarit vite ,émaillée de leurs rires cristallins et leurs petits sourires en coin...j'ai bien l'impression que c'est plutôt vers Maximillian et Arnaud ,assis non loin de là ,que leurs regards régulièrement convergent !mais ceux ci en grande conversation ne remarquent même pas les demoiselles . Elles sont ravissantes ,avec le port altier qu'elles ont souvent lorsqu'elles sont très jeunes

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je prends plaisir à être en leur compagnie car une fois de plus il n'y a rien à faire....
Devant la bibliohèque c'est un attroupement général , les enfants touareg à leur sortie d'école se sont précipités vers la nouvelle bibliothèque pour découvrir les trésors qu'elle y recèle.

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Au puits une femme aidée de sa fillette tire de l'eau

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un peu plus tard c'est peut etre elle qui s'approche de moi , elle ne parle pas ma langue , j'aurais aimé pourtant savoir quelque chose qui me trotte dans la tête depuis quelques jours , au campement aussi il y avait une femme de type africain et c'est la seule que j'ai pu voir piler le mil or quand je me suis approchée d'elle quelqu'un m'a prise par la main sous prétexte de me montrer quelque chose , là , dès que je me tourne vers elle même chose...

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Une enième réunion de la caravane se déroule ce soir ,nous privant une fois de plus de cette soirée de récits Touareg devant les 3 thés avec Mossa . Nous trompons notre ennui sous la tente avec les 3club med et Maximilian pour jouer aux dames chinoise ... moment agréable , mais inutile d' aller jusqu'au Mali pour celà !

Quelle idée avons nous eu d'accepter d'aller visiter le Mali cette semaine là! nous avons eu bien sûr grand plaisir à rencontrer les 3 institutrices ,les 3 club Med , Maximilian ou Blanche ,mais chacun d'eux y a un rôle ,qui enseigner ,qui meubler la bibliothèque quant à ceux de la carvane ils doivents organiser tout ce qui n'a pas été murement réfléchit avant le départ... nous sommes les seuls "touristes" avec un programme de visites et activités prévues . Nous sommes ici pour mieux connaitre la region et les coutumes des touareg et vous faire profiter de nos découvertes ...or nous traînons notre ennui d'heure en heure ...

Alors , c' est donc décidé ,demain matin après une réunion de la caravane (oh mais cette fois c'est la dernière c'est promis! ) nous rentrons à Gao ...Blanche souhaite profiter du 4X4 et doit monnayer son passage avec Mossa

Il nous reste 2 jours ,puisque le rendez vous à l'aéroport est lundi 9H, pour mieux appréhender cette ville . Après d'âpres discussions ,Mossa accepte d'emmener Blanche ...nous lui parlons aussi de la soirée de vendredi ,nous aimerions aller dans un restaurant dont un guide "papier" a dit du bien et nous lui demandons de venir partager ce moment avec nous comme invité . Quant à l'après midi du vendredi je lui demande de prevoir une promenade en pirogue jusqu' à la Dune Rose puisque nous n'aurons pas la possibilité de faire le retour vers Gao en pinasse et voir , peut etre , les hippopotames ...En bavardant avec lui j'ai la tres nette impression ,qu'il n'est aucunement au courant du programme que Moussa (son cousin ) nous avait concocté...un oubli de taille cette fois!

PETITE INFO A PROPOS DU JARDIN DES SABLES

Dès que Maximilian est rentré de Taboye, il a contacté l’ONG. Le Mali dépend de l’ONG Oxfam Grande-Bretagne. Après un échange téléphonique avec la direction, puis un échange tél. et courriels avec le responsable de la région de Gao… il a reçu la veille de la «Journée mondiale de l’Eau», le 22 mars, un mél lui confirmant qu’ils devaient verifier les faits et qu’ils le contacteraient incessamment !
j'espérais qu Maximillian vienne lui même vous raconter la suite ,car c'est à lui que revient l'honneur...mais bon ,il est pour l'instant débordé alors je prends la plume pour lui.

l'ONG a fait ce qu'elle avait promis ,le necessaire a été fait pour que l'arrosage fonctionne ,il vous précisera exactement. Et pour se faire pardonner ils ont décidé ,cela se passait quelques jours avant Paques,que tous les matins les enfants de l'ecole songhoi (oui les 495!) auraient un petit déjeuner avec des cereales...

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PAGE 19/JARDIN DES SABLES SONGHOI

Devant nous , entre deux tentes , notre regard est aussitôt attiré par un reflet métallique qui se glisse dans la teinte sable de tout le paysage . Le fleuve , serpent d'acier ,file vers l'horizon ...






Nous suivons une "ruelle" bordée de murs un peu délabrés contournons un arbre et là.....c'est un ravissement : un jardin de verdure court jusqu'aux rives du fleuve. A mon regard ébahi s'offre un magnifique jardin potager où se mêlent mille couleurs , une symphonie des teintes vives des tissus africains aux nuances multiples de vert ;Comment vous faire ressentir en quelques mots ma stupéfaction ,en regardant cette volée d'enfants qui s'affairent à leur besogne .

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En piaillant ,riant ,se poussant du coude ,les enfants descendent jusqu'au fleuve puis remontent la pente douce , les bras tendus sous le poids des seaux et des arrosoirs , les plus agés aidant les plus petits . Dès qu'ils m'apercoivent ils m'entourent . Les petites mains se tendent et me tirent qui vers un carré de carottes , qui vers un carré de salade .. .ici des betteraves ... là des choux ...et tout ce jardin parfaitement dessiné , chaque platebande séparée de l'autre par un petit mur de sable , ils sont fiers de me le montrer ! j'ai un peu honte en regardant leur superbe potager et en songeant à mon unique plan de tomates que chaque année je m'escrime à faire pousser ...
Ce jardin leur donne la possibilité d'améliorer l'ordinaire de la cantine en ajoutant quelques légumes à leurs repas mais aussi leur permet avec l'aide de leurs instituteurs de se sentir "importants , responsables" . Adorables enfants qui se promènent près de moi , dont le jardin d'eden est tracé sur une petite pente en haut de laquelle on voit une vieille citerne . Une association anglaise est venue il y a plusieurs mois pour installer un arrosage goutte à goutte mais ils sont repartis sans finir , aujourd'hui la cuve rouillée n'attend qu 'un peu de bonne volonté pour reprendre son rôle.
Mais ici il faut l'avouer personne n'essaye d'entretenir ce qu'on leur donne . Au milieu d'une grande place de sable ,près de l'ecole j'ai remarqué deux pompes qui se dressent fièrement , mais elles n'interessent plus personne ,elle ne fonctionnent plus et ce sera Maximilian et Stephane qui découvrant cela par hasard vont tenter sans résultat de les réparer.

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Des gamines s'approchent de moi , leurs cheveux merveilleusement tressés , lorsque je les félicite pour leurs jolies coiffures des petits gamins partent en courant au fond du jardin à la recherche de la plus jolie fillette ....mais elles sont toutes si adorablement mignonnes! Sur le chemin du retour les enfants de l'ecole publique nous rejoignent . Le pensionnat avec ces "etrangers" de passage attire beaucoup de jeunes enfants et adolescents ces jours ci !

PAGE18/ TABOYE et ses ecoles ,entre Gao et Bourem

Le voyage de retour vers Taboye a été très rapide ,en ligne droite une petite heure mais nous n'avons pas eu la chance comme Maximillian ,les "club des 3 med" et family team de poursuivre des gazelles, en fait nous n'avons qu'entrevu au loin lorsque nous revenions le jeune berger un petit fennec qui a filé comme le vent en nous apercevant .Au pied d'une dune nous nous sommes arrêtés un moment pour profiter une dernière fois du désert , de son sable doux ....

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Dès notre arrivée , Ibrahim nous propose d'aller visiter l'école des sables . C'est un bâtiment unique en banco qui regroupe les 3 classes , les salles sont petites , les murs de pisé y conservent la fraîcheur et les fenêtres sans vitres bien sûr sont occultés par des planches de bois . Pendant que la caravane va filmer d'un coté , Maximilian m'entraîne vers une autre salle de classe . Sur un tableau noir l'institutrice , une songhoi , avec application , écrit quelques mots . A notre entrée les jeunes enfants se lèvent et nous prenons place parmi eux . Une gravure est accrochée sur le mur , avec sa baguette l'institutrice désigne un dessin . Que fait le petit garçon? Tous les doigts se lèvent ... Elevés aux campements ils ont appris avec leur tribu le Tamasheq , langue des touareg , si leur maman est suffisamment instruite elle a dessiné sur le sable la calligraphie des lettres de l'alaphabet tifinagh . Venir à l'école , c'est laisser sa famille pendant de longues semaines , mais aussi découvrir une nouvelle langue , un nouvel univers : des crayons , des cahiers , des livres . Et avec cette institutrice , pas question de parler le Tamacheq qui est une langue inconnue pour elle , autant que le Songhoi peut l'être pour les petits touareg .
Un petit oiseau volette de poutre en poutre , ni l'enfant ni le petit oiseau ne se sentent perturbés par la présence de l'autre ; au dessus du tableau Ibrahim qui vient d'entrer dans la salle nous montre les dessins que l'on trouve dans nos maternelles : un rond jaune , un carré bleu , une étoile verte ...Sa methode pour que les enfants apprennent à reconnaitre les sons est innovante par rapport à nos méthodes . Il sait que l'enfant enregistre l'image comme le son ...aux états unis depuis une vingtaine d'année il existe une université pour les bébés (oui oui vous avez bien lu ) qui préconise de faire connaître à l'enfant en même temps que le dessin du mot , sa calligraphie si vous préférez, le dessin de ce que dont on parle : le chat , le chien , le jardin. Ibrahim a adapté la méthode utilisée pour les personnes sourdes ou mal entendantes , on dessine avec les doigts la lettre ou le son que l'enfant doit prononcer ...il enregistre les 3 choses en même temps : l'ecriture , ce qui parvient à son oreille , et le geste . L'instituteur sans prononcer lui même le mot peut ainsi les aider en bougeant seulement ses doigts . La méthode me semble interessante ,mais est elle réellement appliquée ou ne reste t'elle que dans les projets d'Ibrahim ? car quelques jours plus tard , en bavardant avec mon ami Abdoulaye , instituteur dans une école Songhoi , j'apprendrai que les livres sont fournis pas l'état , que donc le programme devrait être le même partout .
Justement , une des salles du bâtiment , beaucoup plus grande que les autres , accueille les enfants et un instituteur de l'ecole publique de Taboye . L'instituteur , dont une fois de plus j'admire la belle écriture et un texte sans erreurs orthographiques (quel plaisir de trouver en Afrique des personnes qui manient le français sans faute! ) nous explique qu'il s'occupe de 60 enfants de plusieurs niveaux. Une classe de 120 élèves a été partagée en 2 mais l' école publique ne pouvant les héberger ,ils se sont retrouvés à l'école des sables située non loin .
Vous imaginez 60 enfants dans la même classe ,et lorsque nous y pénétrons aucun bruit , chacun s'occupe de son travail . L'instituteur a organisé ses tables par niveau , pendant que les uns font une chose les autres en font une autre. Malgré leur nombre les resultats scolaires sont , d'après ce que j'ai appris plus tard , car pendant cette journée je n'ai malheureusement eu aucune possibilité de parler en tête à tête avec les instituteurs, leur niveau scolaire est bien plus élévé que celui des enfants Touareg .

Les jeunes institutrices qui ont fait le stage à Taboye m'ont donné quelques précisions à leur retour en France , j'espère que "les 3i" pourront nous raconter encore plus en détails ces journées qu'elles ont partagées avec les enfants . mais pour l'instant je peux déjà vous dire qu'iL y a 5 classes , mais les niveaux entre les classes sont très différents comme à l' intérieur des classes d'ailleurs. Certains élèves savent lire d'autres non , certains savent écrire lisiblement et d'autes ne savent pas comment utiliser le cahier... Et ceci même en 5 ème année ...En 1ere et 2è ils sont 12 enfants, en 3è et 4è 17, et en 5è, 9 inscrits mais 7 présents. Les horaires sont très libres. Les enfants peuvent être à l'école entre 8h et 9h.
Nous nous commencions à 9h00 jusqu'à 12h00. L'après-midi c'est de 15h00 à 17h00.. m'ont elles expliqué ,car il est toujours difficile de commencer plus tot et d'être interrompu à chaque arrivée...je n'ai pas bien compris ,car si c'est un pensionnat ils devraient être là au même moment!?

Alors que nous retournions au pensionnat pour voir l'avancement des travaux dans la bibliothèque l'infirmière Carole /Maryam allait au dispensaire pour rencontrer l'infirmier à propos des médicaments .Il etait prévu que la "caravane" laisse des cantines de médicaments à Taboye ,mais il était nécessaire que cela soit géré par un officiel de la santé .
Le repas de milieu de journée pris en commun, réunit à nouveau tout le groupe sous notre tente ...

17H ,nous traversons Arnaud et moi le village encore très calme à cette heure. Quelques poules se promènent en liberté , des hommes sont assis à l'ombre ,bavardant , des femmes vaquent à leurs occupations ou parlent avec quelque voisine sur le pas de leur "tente" ...Si les enfants aussitôt prennent la pause lorsqu'il me voit l'appareil photo à la main , les femmes d'un geste me prient de passer mon chemin . Comment leur en vouloir? Même si l'oeil du photographe a aimé la grâce d'un geste ou la beauté d'un visage , a été touché par la profondeur d'un regard , a admiré une mosaique de couleurs ou simplement a souhaité figer l'émotion d'un moment comment cette jolie Songhai peut elle imaginer que ce n'est pas de l'indiscrétion , de la curiosité , du voyeurisme ... accepterions nous d'être immortalisés sur une pellicule juste pour le cahier de souvenir d'un inconnu. ....

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20.04.2007

PAGE 8/ ESCALE A TABOYE ET DEPART DE NUIT POUR LE CAMPEMENT DE N TAMAT dans le désert

Pour l'avoir vue sur la vidéo de la "caravane du coeur" qui vient de rallier Taboye en passant par l'espagne et le maroc , je reconnais aussitôt la jeune femme brune qui est devant moi : Carole ,l'infirmière .
Un jeune homme blond , dégingandé , s'approche . Il a une allure et un physique très "artiste" ...je le vois très bien peintre ou poète ... encore raté ! Il sort d'une école de comédien et prend le titre de photograph - cameraman, pour l'occasion , c'est Alexandre .
Jullian revient du puits , Stéphane et Méggy nous rejoignent , on se présente , on se serre la main .
Je ne connais aucun d'eux quoique j'ai régulièrement parlé sur mon blog personnel de leur "caravane" et que j'ai mis de courts messages informant de leur parcours quand j'avais des nouvelles par Moussa ...bien peu ,je sais !

Blanche ,réfugiée à l'abri des regards et du bruit comme à son habitude nous aperçoit et vient à notre rencontre .Nous ne faisons qu'entrevoir la famille qui a suivi le périple de la caravane avec son propre 4X4 , « family team » souhaite aller jusqu'à Bourem avant que nous prenions la route pour le campement du père de Moussa Encore un faux départ !J'avoue que je suis un peu agacée! Nous avons déjà un retard d'une journée complete sur le deroulement du voyage dont Moussa nous avait envoyé la plaquette ....

Tous les blancs sont retournés à leurs occupations : les « gens de la caravane » se sont eclipsés je ne sais où , Maximillian est allé faire un brin de toilette au fleuve (ah ! Il y a un fleuve?)
Trouver Taboye sur une carte, c'est de l'utopie!!! j'ai bien essayé, la carte du Mali ,étalée sur la table du Salon à la maison , avec le pendule comme les soeurs Halliwell mais ce dernier a continué de faire de grands cercles au dessus de la couleur uniformément beige du sable ! Savoir que le fleuve Niger coulait non loin de là aurait peut etre facilité mes recherches! Mossa lui aussi a disparu avec les clefs de la voiture dans la poche , je pensais que nous repartirions immédiatement de Taboye , mes appareils photos y sont enfermés . Quant à la caméra , n'ayant que 2 batteries et aucune possibilité de les charger , j'evite de m'en servir , car toujours dans mon super programme il est prevu au camp touareg du père de Moussa , beaucoup d'activités avec les membres de sa famille de Moussa . Il y aura une fête avec de la musique , une ballade en dromadaire, la possibilité d'apprendre à t'occuper des chevres... j'en ai l'eau à la bouche pendant que je traine sur le grand espace de sable déserté...
Assis sur une natte à l'ombre de l'une des tentes ,japerçois le père de Moussa , je me dirige vers lui , et lui demande si ma compagnie ne l'indisposerait pas .Il m'invite au contraire à m' asseoir auprès de lui , nous bavardons un moment ... tout en buvant un thé . Voilà un homme qui sait parler aux femmes! Il me demande mon âge ! Et à mon refus de devoiler cela me propose un nombre qui me convient tout à fait !

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A l'abri du vent et du soleil , des femmes Touareg se sont réunies , petit groupe ramassé sur lui même qui cherche cette ombre bienfaitrice . Elles portent un voile indigo sur leurs cheveux .Vous le savez , chez les Touareg , quoique de confession musulmane , c'est l'homme qui est voilé. Une petite fille au regard coquin et dont les joues rondes se creusent de fossettes chaque fois qu'elle" fait la timide" se cache derrière une jeune targuia , sa maman ,dont je vais apprendre rapidement qu'elle est l'épouse d' Ibrahim . Ibrahim c'est le jeune frère de Moussa , à Taboye il a la charge d'instituteur et de directeur du pensionnat . Pour essayer de m'intégrer je les rejoints et m'accroupis auprès d'une très jeune fille qui enfile des perles multicolores sur un fil pour créer un collier . Vous savez ces colliers de minuscules perles qu'immancablement toutes les mamans de France on du recevoir en cadeau de fête des mères ! Ah ! Vous ,vous avez eu le collier en pâtes....Pas mal non plus !

. J' aimerais leur poser mille questions mais notre seul moyen de communiquer sont les gestes et les sourires ,elles ne parlent que Tamacheq , même la femme d'Ibrahim la seule qui semble parler le français ne me dit que quelques mots quant à sa fille , assise dans le sable , elle joue avec la poupée que je lui ai apporté de France ....quand je pense qu'en France , où tout le monde sait tout, on m'a conseillé de ne surtout pas toucher le sable , meme pas mettre des nus pieds car le sable est rempli de puces qui mechamment vont m'attaquer.
Comme je vous l'ai dit en fait le voyage au Mali c'est attraper toutes sortes de maux....eh bien vous allez voir !

Arnaud a disparu , happé par un jeune ado qui veut lui montrer qu'il sait jouer plus ou moins bien de la guitare sèche .

L'école est finie , une petite troupe de jeunes garçons , les filles étant largement en minorité , filent vers Stephane .Je crois comprendre que Stéphane est leur grand copain ,et que son trafic bleu "sintikile" l'oiseau bleu et rapide ,ajoute à sa popularité .
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Le 4X4 de « family team » est de retour à Taboye . Le ciel a pris les couleurs de l'ambre , sous cette latitude la nuit vient très vite , mais je ne sais plus qui, souhaite faire encore quelques photos pour la remise de quelques cadeaux remis à l'école .La semaine passée pour l'arrivée de la caravane une grande fête a été organisée ,les deux personnes chargées du film et des photos de tout le voyage ont dû mettre en boite superbes ruches et photos magnifiques mais ils semblent avoir besoin d'autres clichés. Quelqu'un met dans les bras d'un des elèves un carton rempli de cahiers livres et stylos tandis que le groupe s'alligne style « photo de famille » ..clic ...clic ...les photos fusent !

le soleil est maintenant couché ,
1cbcbb6b05889edca52ef324e9070e2b.jpg il nous faudrait prendre la route au plus tôt ....Les portes claquent et ... ! Moussa redescends de son 4X4 , s'approche de la Toyota de Mossa dans laquelle Arnaud et moi avons pris place . Le campement est à quelques heures de route et notre véhicule a un « petit » problème : la batterie trop faible ne permet pas d'utiliser les phares , je pense aussitôt que si nous sommes priés de changer de vehicule c'est pour que les « toubabs » soient dans des vehicules sans aucun problème . Mais non ! Les 3 institutrices prennent notre place , tandis que je partage la banquette arrière du 4X4 de Moussa avec un des Touareg,et Carole qui d'après ce qu'il m'a été dit ,musulmane , ne veut pas etre seule fille dans un vehicule occupé par des hommes . Arnaud ,se retrouve avec plaisir en compagnie de Blanche et de « family team » Dans la précipitation , et comme je vais le regretter dans les heures qui suivent , mes appareils photos et camera sont restés dans le vehicule de notre guide...


La nuit maintenant est tombée .
Traverser le désert sous la lune qui est presque pleine est un moment particulièrement fort . Les 5 véhicules se suivent , chacun surveillant dans le rétro si l'autre est toujours derrière. Nous sommes devant car c'est le père de Moussa , qui va nous diriger en suivant les étoiles . Dans la journée , le Touareg trouve son chemin grâce aux reliefs , à la végétation qu'il connaît par coeur , la nuit se sont les étoiles qui lui montrent le chemin et ce soir des myriades d' étoiles scintillent dans un ciel d'encre, saura t'il laquelle choisir ? ....

PAGE 7 / TABOYE ,VOUS CONNAISSEZ ?un village perdu au millieu des sables

La panne n'est pas bien grave : Problème de batterie. Dans le désert c'est pas extra direz vous!...les bras des occupants de l'autre voiture viennent à la rescousse pendant que j'en profite pour immortaliser ces moments .

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Après 3 essais infructueux le moteur hoquète et se met à ronronner. Plus question de traîner maintenant ,Moussa et Mossa chacun dans son véhicule peuvent appuyer sur le champignon . " ah bon ,on trainait! " Je serre un peu plus la poignée ...tant pis ,les photos , je les ferai un autre jour ! Le paysage semi désertique défile sous nos yeux , nous n'avons qu'entrevu les quelques maisons en pisé qui étaient sur la route...un troupeau de chèvres venu de nulle part s'égaille à travers la rare végetation ..deux ânes pas le moins apeurés nous regardent passer... Tout le monde sait que depuis quelques années la folie du 4X4 a touché également les femmes . Ce n'est pas moi qui le dis , des études ont été faites , le rav 4 fait partie du rêv' des baroudeuses du dimanche , ongle bien verni , lunettes posées décontract sur les cheveux...je les imagine le cheveu asséché par le sable (vous savez style la pub pour les cheveux ou le petit gamin reconnaît sa maman en touchant le balai en paille ,j'ai les mêmes cheveux ces jours ci!) cramponnées au volant de leur 4X4 fait pour les routes goudronnées de nos villes , essayant de ne pas quitter la piste pour ne pas se retrouver ensablé . Soyons francs , je pense que conduire dans le désert n'est pas donné à tout le monde et qu'il faut au moins quelques jours d'adaptation. Mais je pense aussi qu'il y a des 4X4 pour "être dans le vent" et des 4X4 pour être "dans le sable" .Par chance nous avons un 4X4 prévu pour le désert . Ce faisant ,j'entends la trappe du réservoir d'essence qui bat au ryhtme des ornières du chemin ! Le 4X4 a quelques années derrière lui , mais je pense que sous les cieux du Mali , encore quelques unes devant lui ! !

Mossa et Aboudakrim se lancent quelques phrases . On ne peut pas dire qu'ils bavardent car il y a tellement de bruit qu'ils sont obligés de hausser la voix pour se parler. Ils utilisent la langue des Touareg ,le tamacheq . Ce n'est pas que je sois curieuse (bon ,oui un peu!!) mais je me sens exclue lorsque les gens autour de moi utilisent une langue que je ne connais pas ; c'est certainement pour cela d'ailleurs que lorsque je suis avec un etranger j'utilise , même si je la parle mal , la langue qu'il comprendra .

Pendant notre « encas étape »nous n'avons pas eu le temps de beaucoup bavarder avec Mossa , Moussa est arrivé au moment où ce dernier m'expliquait que lui aussi a créé sa propre école des sables pour sa communauté de l'autre coté du Niger. Il faudra que je l'interroge plus en détail sur cette école .

Et justement nous voilà arrivés semble t'il , au pensionnat car les deux voitures viennent de ralentir en arrivant dans une lieu presque aussi désertique que les autres.

dc1936080987a237efed685cec5887ee.jpgSur un immense terrain vague ,j'aperçois deux bâtisses rectangulaires .mon regard glisse sur le puits construit à proximité et où une femme de type africain puise de l'eau en tirant sur une corde. Un autre bâtiment légèrement plus petit est un peu en retrait . Lorsque je dis "bâtisse" ne pensez pas à un pensionnat comme celui où Gérard Jugnot débarque dans le film les Choristes ...ici , nulle grille , nul jardin , un seul arbre , minuscule , sous lequel est attaché une chèvre , qui tire sur sa longe toute la journée en bêlant. Le bâtiment principal est la maison d' Ibrahim . Trois pièces : un bureau , une chambre , un salon chambre d'invités . Dehors une partie couverte de moins de 2m de profondeur sur les 6 ou 8 metres que mesure le bâtiment avec , d'un coté , un grand vase de terre qui contient de l'eau fraiche , de l'autre ce qui peut être appelé coin cuisine avec la viande posée sur une sorte de table (et les mouches qui vont avec). L'autre bâtiment , de même forme et même taille est le dortoir , Justement 3 toubab appartenant à la fondation clubmed sortent de la maison de pisé qui porte avec orgueil son nouveau nom de bibliotheque .
30b67d3c57dd3473ed6ec1e11977db72.jpgIls sont venus ici pour offrir leur temps en transformant ce simple abri en une jolie bibliothèque avec bancs , rayonnages etc....Sur l'un des grands murs seront notés les règles de vie « laver ses mains avant d'utiliser un livre , le remettre à sa place etc »...dans quelques jours tous les trésors qu'ils ont apporté avec eux cahier , livres , coloriages , jeux , ardoises prendront place sur les étagères de bois blanc .Pour l'instant ils en sont à peindre , clouer sous les yeux attentifs des gosses.

4 tentes (ne me demandez pas si elles sont bambara ou songhoi ,je ne l'ai pas encore appris) , ont été montées, pour accueillir tout ce petit monde qui envahit depuis quelques jours le sable de taboye
La première et la plus grande est le home sweet home de la « caravane du coeur » :c'est un groupe d'amis qui avec Moussa est venu par route apporter médicaments founitures scolaires et des 4X4 achetés grâce à des dons , pour la communauté touareg de Taboye.
Quoique ne faisant pas partie de cette association ,ni d'aucune autre d'ailleurs , (ce n'est pas dans mon optique) , j'ai participé à leur histoire en m'occupant avec le Lyons club de ma région d'un concert Gospel et en mettant regulièrement sur mon blog quelques notes sur leur aventure.
Lorsque nous arrivons ils s'affairent à quelques besogne qu'ils n'interrompent pas d'ailleurs , seul un "blanc" aux allures de baroudeurs lache ce qu'il est entrain de faire et s'approche en souriant de nous . C'est Maximillian que je ne connaissais que par web et telephone , nous tenant informés mutuellemnt de l'avancement de l'aventure « caravane ».Jamais je l'aurais imaginé comme cela ! C'est drôle comme on se fait une image de quelqu'un à travers sa voix , sa manière de parler ...nous ne sommes pas déçus ! Il émane de sa personne une gentillesse qu'une semaine passée en sa compagnie ne fera que confirmer. La deuxième tente est réservée aux 3 institutrices stagiaires. Quelle chance pour l'école ! Elles arrivent juste au bon moment quand un des instituteurs pour problème de santé à dû être rapatrié sur Bamako (au moment où je recopie ces lignes j'ai appris que jamais il ne reviendra retrouver ses petits élèves ,la maladie a eu raison de lui ,il s'est eteint un beau matin, il n'avait pas 30 ans) .
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La troisième est réservée aux trois personnes de la fondation club med tandis que je partagerai la dernière avec mon fils car, si ici tout le monde est ami de Moussa , nous avons le privilège d'avoir une grande tente pour 2 car nous sommes ici les seuls vrais « touristes solidaires »
PUB!!!!!: comme nous et pour le même tarif vous pourrez vous aussi vivre des aventures en choisissant "oulked tour" l'agence de voyage de Mossa ..

18.04.2007

VIDEO EPISODE 2 DU COTE DE GAO



petit matin à Gao : le reveil de la ville...départ vers le campement touareg en direction de taboye ,bourem

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