23.02.2008

un an déjà mon voyage au mali

retrouvez les recit de mon voyage à Gao ,puis dans le sahel à la rencontre des touareg , il y a juste un an cliquer ici

à cette periode les rebelles touareg venaient de déposer les armes , le mardi precedent.
petite parenthese pour des combats qui ne sont pas oubliés ...on n'empeche pas le feu en cachant les braises avec du papier ... malgré les accords signés , malgré l'espoir des touareg qui appellent au calme , la region est toujours peu sûre . Il y a quelques jours les pages web de la diplomatie française demandaient aux français de toujours éviter des voyages au nord mali , dans la region de kidal , et de tombouctou ...quelques jours plus tard , au cours de la semaine passée les américains appelaient également à la même prudence .
Si cette region est connue pour être un lieu de passage de la drogue en provenance de l'amerique du sud et en direction de l'europe , elle est aussi lieu de trafic d'armes et serait également liée à Al Qeida .
Le president des etats unis a d'ailleurs reçu à la Maison Balnche , il y a une poignée de jours le président Malien et leurs discussions ne portaient pas seulement sur l'aide très importante que les états unis vont doner dans les 5 prochaines année à certains pays d'afrique dont le mali , aussi bien pour lutter contre le paludisme , que l'illetrisme mais bel et bien pour une mise en place d'une entente pour le combat contre les terroristes pour lesquels , semble t'il les touareg seraient de bons elements .
Des militaires, sont toujours otages des rebelles et quoi que l'on parle de temps en temps de leur prochaine libération les discussions n'ont pour l'instant pas abouties.

13.02.2008

PORTRAITS D'AILLEURS



un peu de patience , je n'arrive pas à le mettre à la taille exacte de l'article ! trop grand trop petit , bref c'est la galère ....mais si vous aimez n'oubliez pas de voter au bas de l'article en cliquant sur voter pour la note merci
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les photos floues sont des agrandissements très poussés .

17.07.2007

TIN ESSAMED ET ECOLE SONGHOI DE GAO

Avant d'ecrire de nouveaux articles je vous mets ici les liens des divers articles sur le sujet

ecoles pour des enfants du mali , touareg ou songhoi

écoles communautaires au mali

les jardins de subsitance (ils servent aussi pour les cantines des ecoles)

promenade en pirogue : Abdoulaye l'instituteur nous raconte son école

22.06.2007

JARDIN DES ECOLIERS SONGHAI DE HINA DIKO A TABOYE AU MALI

RETROUVONS MAXIMILIAN STEMP POUR LA SUITE DE SON RECIT


Nous partons ainsi vers le Renault Trafic bleu de Stéphane et nous plaçons à proximité de la "fontaine". Le démontage commence… Nous trouvons sous le capot de la pompe une myriade de cailloux et de graines de nénuphars, sans doute insérés involontairement par le seul orifice de l’engin permettant de voir l’état de la chaîne. La délinquance à Taboye… :o)



Après un gros déblayage, Stéphane inspecte le mécanisme. Rien… tout est normal… Il faut regarder plus loin… Nous décidons d’ouvrir les écrous qui retiennent l’appareil sur sa base pour l’en retirer. Nous sommes très vite entourés par une nuée de petits curieux, si proches de nous que nous avons du mal à nous mouvoir. Mais ne devraient-ils pas être à l’école à cette heure ? Les uns surpris par ma question sont partis aussitôt pour revenir un peu plus tard, les autres sont restés là sans bouger avec un gros sourire !

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Vînt ensuite le mécano du village, l’homme à tout faire, qui après trois ans de désintérêt total de la panne, semblerait-il selon les dires, vient tout de suite nous assister en lorgnant la caisse à outils bien remplie de Stéphane. « Tu me donneras tes outils quand tu partiras ? », demande t-il avec un grand sourire !
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Pendant ce temps, un Touareg, sans doute averti par un drone de reconnaissance camouflé en chameau, débarque dans son 4x4 Toyota blanc, ressemblant étrangement, les autocollants mis à part, au véhicule apporté par notre Touareg Moussa ! Ce bon Touareg, sortant de son chameau moteur me demande une clef de 14 pour réparer un truc. Méfiant et ne sachant pas différencier une clef de 14 d’un marteau, je transmets donc à Stéphane la requête, qui aura ainsi nomadisée sur trois bons mètres.

Le dernier écrou a enfin cédé et il est temps de soulever l’infâme bête « impompante » pour en observer ses entrailles… « Vache, elle est lourde !!! » Elle nous pompe toutes nos énergies… et tout ça… pour rien ! Ce sont les soupapes en bas, suppose Stéphane, en complétant que nous ne pourrions rien faire car il faut du gros matériel pour tout ouvrir et regarder… en bas ! Et ne cherchez pas la définition du mot impompante, de mon invention pour mon plaisir de dire autrement « qui ne pompe pas ! »

On ferme tout, on remet tous les écrous, on referme le capot puis on décide, dans un fabuleux élan du dernier espoir, de pomper. Ne sait-on jamais ! Je pompe, tu pompes, nous pompons, ils pompent…On pompe, on pompe, on pompe… mais rien ! Las de pomper, la chaleur montante nous donnant un coup de pompe. Il est au moins nécessaire de rappeler que s’il y a une chose immuable dans cette région d’Afrique, c’est qu’au moins la chaleur, elle, elle monte contrairement à l’eau, qui elle, franchement, nous pompe l’air ! Ainsi nous, nous résignons à ranger nos outils et à rentrer à l’internat, faire… quelques pompes ! Non, je plaisante là !

.....
Revenu en France quelques jours plus tard, la tête pleine de souvenirs, je me dis que c’est quand même dommage que le goutte à goutte ne fonctionne pas au jardin et que la pompe à eau du village soit hors d’usage. Me vient alors l’idée de contacter les responsables. Je prends mon bâton de pèlerin… et pars à la recherche de l’ONG anglaise.

Présente en France, je contacte l’antenne parisienne pour explication. « Oui mais ici monsieur on ne s’occupe que des cas politiques. Appelez les Anglais ! » La charmante demoiselle me donnant le numéro, je me décide donc à appeler avec mon plus bel anglais nos amis d’Outre-Manche. Surprise, le gars parle un excellent français ! Je lui explique le tout, et ce cher homme, très compréhensif, me dit de patienter, puis qu’il va me rappeler. Deux minutes après, il tient sa promesse et me dit d’appeler leur antenne à Dakar. J’appelle… Curieusement, la dame me demande s’il y a une « guerre » à Taboye ! « Ben non ! », lui dis-je. Puis elle m’explique qu’à Dakar c’est l’antenne qui s’occupe de la résolution des conflits. Fort heureusement, les "Taboyois" ou « Taboyens ? » ne se battant pas encore pour l’eau, mon interlocutrice me dit d’appeler Bamako, la Capitale… Re-appel, ré-explication et… « Nous avons une antenne à Gao, c’est eux qui gèrent tout ça, appelez-les ! »

Comprenant alors que même en Afrique, une administration reste une administration, c’est désespéré que j’appelle Gao. Enfin, je tombe sur Gilbert, un gars sympa, un brin au courant du truc. Il me demande de lui faire un mail pour lui raconter mon histoire et il tâchera de me répondre au plus vite.

L’ONG à Taboye
Les échanges se multiplient. J’apprends que M.Gilbert s’est rendu avec son équipe à Taboye d’où il me ramène de belles photos. Nous commençons aussi à parler de plusieurs projets de développement dont je vous parlerai plus tard.

En attendant, je reçois un SMS de mon ami Mahamadou, celui cité plus haut. Il m’apprend que l’ONG est passée à Taboye. Grande nouvelle ! Mais je le savais déjà !!! Par contre, ce que je ne savais pas et ce qu’ONG ne m’a pas dit, c’est qu’ils ne sont pas venus les mains vides ! Petits cachottiers ! En effet ils sont venus avec des rouleaux de grillage pour remplacer la clôture en épineux autour du potager. Ainsi les plantations sont enfin totalement protégées des attaques de bestioles diverses, venant la nuit pour les dévorer, cruellement et sans anesthésie !
En plus, l'ONG leur a fait un don énorme de céréales. Une telle quantité qu’elle va permettre de servir le petit déjeuner et le déjeuner aux 494 élèves de l’école Hina Diko jusqu'à la fin de l’année scolaire. Soit pendant deux mois ! Un présent qui leur sera tellement précieux ! Notons que ce don a pour but de récompenser les élèves pour leurs efforts à l'entretien du jardin mais aussi de les encourager dans leurs études.

En effet, pour la première fois ils ont pu vendre une partie de leur récolte. Le Directeur de l’école Dina Diko, nous montre les belles pommes de terre ! Oui, il peut être fier de ses élèves, il faut le dire !

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Bon par contre au potager, il n'y a toujours pas de pompe pour le goutte à goutte et la pompe du village est toujours en rade. Sniff.

En conclusion : L’ONG a promis de s’occuper de la pompe pour le goutte à goutte dans le jardin potager. Il semblerait que le Niger se soit retiré et qu’il faille revoir le système, l’adapter. Pour la pompe du village ils sont allés discuter avec le maire, car ce problème ne les concerne pas mais ils sont prêts à intervenir. Quant au contrôle de la qualité de l’eau (trop de fer), ils vont voir ce qu’ils peuvent faire et revenir… à suivre…

Dernière minute de Mahamadou,
25 mai première pluie à Taboye
20 h 57 en France, donc 18h57 au Mali !

© Photos et reportage de Maximilian Stemp

02.06.2007

JEUX POUR LES ENFANTS

Les touaregs ,ces hommes bleus dont finalement même beaucoup d'adultes ne savent rien ..vos enfants vont avoir la chance de les rencontrer ...
de beaux graphismes , un texte facile à comprendre ,un lexique très pratique ,un tour du monde avec des jeux interactifs , des livres ....

et même les adultes peuvent aller y faire un tour.
http://danslapeaudunpapou.survivalfrance.org/journal/fich...



et quand vous saurez tout sur les touaregs allez donc rendre visite à Tibao le petit africain, ou les papous d'océanie..

11.05.2007

coup d'oeil au nord mali

En vous promenant sur mon site vous avez découvert Gao, qui se prélasse au bord du fleuve Niger vous avez vu aussi que ,dans le nord du Mali ,dès que l'on quitte la zone privilégiée du bord du fleuve le Sahel reprend ses droits . La vallée du fleuve Niger est le "jardin" de ce pays désertique car tous les sahariens le savent , la terre grâce à quelques gouttes d'eau rendra aux centuples ce qu'on lui offre.
Vous vous êtes balladé avec moi, dans le jardin potager des enfants de l'ecole songhai à Taboye , vous avez admiré les bougainvillées ployant sous le poids de leurs fleurs gorgées de soleil, mais vous avez aussi ,dès que nous avons quitté la ville découvert la végétation rachitique luttant contre la soif de ce Sahel et de ce désert , pourtant si beaux à visiter.

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Vous avez croisé au hasard d'une photo ou de mes vidéos , ces hommes qui peuplent le Mali : Les Songhoi qui possédaient autrefois un empire dont Gao etait le centre ,vous avez regardé sur les rives du fleuve les villages de ces Sorko ,peuple pêcheur qui perpétue des manières de vivre ancestrales les Peulhs , les Touareg ... ces hommes sédentaires , par choix parfois, mais aussi par obligation .

Chacun de ces hommes porte la mémoire de son peuple dans son coeur .

Les Touareg depuis la nuit des temps étaient connus pour être de grandes guerriers , l'histoire avec un grand H a chamboulé leur vie , ils ont troqué leurs superbes épées pour le baton du berger , et la desertification est venue qui une fois encore leur a imposé un nouveau choix de vie . A cause de ces sécheresses de plus en plus nombreuses certains ont dû abandonner leur cher désert , leur horizon n'est plus celui qui au loin mêle le sable et le ciel ... c'est celui du mur de pisé qui se dresse au bout de leur courette .
Au campement n'tamat vous avez cottoyé les touareg qui préfèrent la liberté,les grands espaces , mais à quel prix, éparpillés par petites fractions dans le désert .

Autrefois ,il y a bien longtemps ,les touareg vivaient dans un territoire qui n'avait pas de frontière pour eux , aujourd'hui ,dans la region de Gao ,demain dans l'aïr ,ils se deplacaient au gré de leurs besoins ,ils etaient "un" peuple qui parlait la même langue ,suivait les mêmes coutumes. Lorsque les colonies françaises ont ete decoupées en différents pays ils se sont retrouvés maliens,algériens,burkinais...
Le targui etait un guerrier connu pour les "razzia" qu'il pratiquait , ses esclaves façonnaient bijoux armes , pendant que les autres elevaient le bétail . On dit qu'ils respectaient leurs esclaves , et que lorsque la France est arrivée et a interdit l'esclavage , les hommes ont préféré rester avec leurs anciens maitres plutot que d'aller à la ville grossir les rangs des miséreux. Mais on dit aussi que dans certains coins très retirés ,aujourd'hui encore, quelques poches d'esclavage subsistent. La question dérange... je l'ai constaté moi même et lorsque un doute vient on est plus attentif à certaines choses , quitte à devenir parano! J'ai ainsi remarqué que dès que je m'approchais de personnes au teint très foncé à Taboye comme à n'tamat un targui s'approchait de moi pour me demander ou dire quelque chose... hasard peut etre... en tous cas le doute subsiste pour moi ... vous me direz entre avoir "rien" et "presque rien" la différence n'est pas bien grande ....

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Par contre ,ce qui est certain ,et que vous avez sans doute remarqué en regardant les photos des touareg, le targui n'a pas toujours la peau claire .Le métissage est donc important ,dû probablement au contact avec les esclaves noirs, mais aussi aux relations commerciales avec des sedentaires comme les songhoi ...

proverbe touareg:Il existe des pays avec de l'eau pour que les hommes puissent vivre et des déserts pour que les nomades trouvent leur âme

fichier joint :les touareg / trouvé sur le web touaregs_mali.pdf

28.04.2007

PAGE 24 / LE TOMBEAU DES ASKIAS

...

Abdoulaye comme promis nous quitte mais nous lui proposons de nous retrouver dans un moment à l'hotel restaurant " Sahara Passion ". Mossa a l'air pressé ,nous nous empressons de le suivre mais je traîne quand même un peu derrière pour faire prendre quelques clichés supplémentaires et je n'ai que le temps de sauter dans la voiture avant qu'il ne démarre.

Le véhicule longe un grand mur ,et Mossa nous explique que c'est le stade ...foot ou rugby nous ne le saurons pas mais comme je sais que ces temps ci l'une des "figures" du rugby dans ma ville , fait une enquête sur ce sport chez les jeunes au Mali je pense immédiatement rugby tout en étant peut etre totalement dans l'erreur .

Le 4X4 vient de s'arrêter près d'une camionnette garée au bord de la route en plein soleil . Les portes largement ouvertes nous laissent voir une multitudes de bidons jerricanes de toutes formes ,toutes couleurs , tous matériaux . Cela ressemble étrangement à ce qui pourrait être une annexe de station service si les règles de securité que nous connaissons ici étaient largement oubliées !!!

Un flot de musique est déversé par un haut parleur , dont on ne sait pas où il se trouve ... un spectacle local peut être ? non c'est Hélène Ségara ! Mossa remet en marche le véhicule qui après un saut de puce se gare à nouveau en bord de route , là bas, ni place de parking , ni trottoir , tout le monde se partage le "pavé " sauf qu'il n'y a pas de "pavé "! les rues sont en majorité simplement tracées entre les murs de banco , routes de sable qui sillonnent la ville , et dont une seule à ma connaissance est goudronnée .


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Un homme posté à l'entrée , quitte sa guérite pour venir à la rencontre de Mossa . Nous ne voyons de la mosquée que ce qui monte à l'assaut du ciel car elle est ceinte de hauts murs . Mossa s'adresse à moi et me demande si j 'ai envie de la visiter .Je pense dans mon for interieur "Bien sûr , nous sommes ici pour cela !" En haussant les épaules je lui réplique un peu étonnée quand même :"ben je voudrais au moins la prendre en photo ! " Et en disant ces mots je descends de voiture suivie d'un Arnaud un peu perplexe aussi . Mossa semble marchander avec l'homme ... La cours est ombragée ...il émane de ce lieu une quiétude qui nous envahit. La mosquée qu'on nous avait désignée comme la pyramide de Gao ressemble à un gros tas de sable piqué de centaines de gros rondins de bois . Une oeuvre de sable comme les enfants aiment à en construire au bord des plages mais sans que leur imagination n'ait été dictée, transformée par la gravure du châ teau d'une quelconque princesse. Une envolée de petits gamins se précipite sur nous pour nous expliquer avec force gestes et peu de mots français que pendant notre visite ils surveilleront nos chaussures déposées sur les marches de sable pour quelque menue monnaie Le guide débite d'un ton monocorde le texte trop bien appris et au demeurant fort intéressant , un peu comme l'enfant qui oublie de respirer pendant qu'il récite sa page d'histoire , nous le suivons et après la clarté vive de l'exterieur nous trouvons la lumière tamisée du premier couloir où les femmes musulmanes à l'abri des regards des hommes viennent le vendredi faire leurs prières. Nous avançons vers l'antre du tombeau , traversons le deuxième couloir ,celui réservé aux hommes . Là , côte à côte , tournés vers la Mecque , après que le Muezzin les aura appelés à la prière , ils adoreront leur Dieu .

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Nous longeons un minuscule chemin escarpé , accroché au flanc de la mosquée puis nous suivons un couloir où par endroit il faut presque se plier en 2 afin de ne pas se cogner au plafond très bas , grimpons une très haute marche et atteignons le sommet de la construction . C'est de là que à chaque heure de prière le Muezzin lance son appel aux fidèles . Peut etre son chant ici est il aussi beau que celui qui m'a réveillé hier matin à Taboye ,ce n'etait une psalmodie monotone comme j'ai pu en entendre au fils de mes voyages en Egypte ,en Turquie , en Tunisie, au Maroc, mais un véritable chant avec se nuances , sa mélodie . La visite est déjà terminée , nous retrouvons les jeunes gamins et n'avons que le temps de quitter ce havre de paix lorsque une dizaine de touristes envahissent les lieux . Ils ne pourront pas y retrouver les mêmes sensations de sérénité que nous , car leur groupe pépie à qui mieux mieux .

De retour à l'hotel nous retrouvons Abdoulaye qui, assis sur un petit muret devant l'entrée , bavarde avec deux autres maliens , tout en feuilletant un livre que je lui ai donné . Le repas ne nous sera pas servi avant longtemps je m'assieds près de lui et pendant un moment nous causons comme de vieux amis ,échangeons nos e-mails et chacun retourne à sa vie . Pour lui demain ce sera l'école , pour nous le retour vers la France ... Blanche est assise à sa table , son thé a refroidit ...Elle nous regarde , nous sourit et se lève comme un ressort , la pétillante jeune femme a besoin après sa matinée passée assise dans les jardins du Sahara passion de bouger . Elle exécute sous les yeux un brin ahuri d'un client de l'hotel , une roue ,elle s'étire , puis se met à rire ,d'un rire si joyeux qu'il n'en fait même pas taire les oiseaux ... l'après midi passe , le "farniente" ici prend sa pleine valeur, son veritable sens ...

PAGE 23/ à la rencontre des artisans

C'est aujourd'hui notre dernière chance de rapporter en France des souvenirs impérissables . Levés tôt , comme tous les jours , nous souhaitons profiter de ces derniers instants pour voir tout ce qu'il ne nous a pas été donné de voir . Comme nous n'avons qu'entre aperçu le marché, lorsque Abdoulaye l'instituteur vient nous dire bonjour et nous proposer ses services pour la matinée, nous acceptons avec plaisir son offre . Si hier j'ai refusé de lui donner en plus de la location de la pirogue les 10.000 F cfa qu'il me demandait c'est uniquement parce que Sidi et Ibba étaient censés être déjà nos guides , Pour la matinée il accepte très satisfait semble t'il mon offre . Nous sommes d'accord pour que, dès l'arrivée de Mossa qui avait parlé en début de semaine de la visite d'une mosquée et d'un musée , nous nous séparerions .

Alors que nous marchons d'un pas rapide tout en bavardant , une charette,simple planche reposant sur deux gros pneux ,et tirée par deux petits anes gris nous dépasse . Le conducteur nous propose de monter à bord de son " carosse " , nous déclinons l'invitation , une nouvelle expérience que nous devrons tenter pour notre prochain séjour à Gao ! et la liste s'allonge de tout ce qu'il nous faudra absolument faire, ou voir , mais à cette heure nous préférons marcher d'un bon pas pour atteindre au plus vite le coin des artisans . Sur le chemin Abdoulaye nous explique qu'il y a à Gao une école catholique tenue par des soeurs et une ecole protestante .

L ' école où il est ,lui même instituteur est une école publique , située dans l'ile en face de Gao , elle est récente et a 3 enseignants et une enseignante , il est payé par l'état et loge dans une famille d'accueil. Son explication est très "carrée" , un peu dans le style réparbatif des livres de Géo d'autrefois : Les enfants entrent à l'ecole à 7 ans et à 13 entrent au collège. Les écoles à Gao enseignent la premiere année complètement dans la langue de l'ethnie principale , ce qui signifie pour Gao en songhoi et à partir de la deuxieme année la langue utilisée est le français ,mais le français que l'on parle à Gao avec ses tournures ses erreurs , son accent aux " r " roulés et ses i qui ressemblent aux é . D' Ailleurs si vous ecoutez, tous les africains parlent le français de la même manière . Comme nous en France où souvent l'enseignement de L' Anglais et de l' Allemand est dispensé par des français , là bas, se sont rarement des français pure souche qui enseignent la langue .

L'enfant peut le matin avant d'aller à l'ecole ou le soir après la sortie des cours, se rendre à l'école coranique, là on lui enseignera les pilliers de l'islam ,le Coran: répéter sans cesse les versets jusqu'à les savoir par coeur , savoir les ecrire aussi pour les plus studieux et les plus doués.

La journée d'école commence à 8H semble t'il et s'achève vers 17H . Nous sommes dans une ville d'ecoles sedentaires ...notre conversation est interrompue car nous arrivons devant un portail qui s'ouvre en grinçant sur une petite cours .Devant nous se dresse un bâtiment qui regroupe plusieurs artisans , nous n'aurons pas l'ambiance des marchands à la sauvette , ou des étals de marché mais nous aurons au moins la possibilité de voir dans leurs minuscules boutiques une multitude d'objets locaux .

Nous montons une volée de marche et je découvre que j'aurais pu tromper l'attente de notre premier après midi seuls à l'hotel , si j'avais su qu'ici on pouvait se faire tresser les cheveux . Il n'y a qu'à regarder les jolies coiffures des femmes et des enfants de cette région pour comprendre que toutes ethnies confondues, les parures dans les cheveux sont un point essentiel de la beauté féminine . J' étais d'ailleurs restée admirative devant les superbes coiffures ou les perles se mêlaient aux tresses des voyageuses croisées à l'aéroport .Je pensais pouvoir faire une scéance coiffure au campement je l'avoue ,car on m'a toujours parlé de la coquèterie des femmes touareg ...HUMMMMMMM?

Comment vous faire admirer la courbe d'un bijou ,la beauté d'un bracelet , le travail d'une selle de dromadaire , le détail d'une épée touareg . Un parfum de cuir flotte dans la boutique qui propose cartables , trousses , ou boites . Le vendeur touareg ,un malien du plus beau noir et qui n'a de Touareg que l'habit ,m'explique que nous sommes probablement parmi les derniers touristes dans la région de Gao , l'avion direct "Marseille Gao" est supprimé jusqu'à l'automne .Il faut comprendre que les prix soient élevés m'explique t'il car vous êtes notre dernière chance de nourrir nos familles ...tant pis je me contenterai d'un bracelet . Derrière moi je reconnais les intonations de Mossa...

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27.04.2007

PAGE 20 / Taboye ,coin perdu entre gao et bourem

En cette fin d'après midi , alors que le soleil face à moi va se coucher dans peu de temps je suis assise à même le sable devant ma tente , un petit groupe de jeunes adolescentes Songhai s'approche de moi et l'une d'entre elles un peu plus téméraire s'adresse à moi dans un vague français...je les invite à s'asseoir auprès de moi mais notre conversation tarit vite ,émaillée de leurs rires cristallins et leurs petits sourires en coin...j'ai bien l'impression que c'est plutôt vers Maximillian et Arnaud ,assis non loin de là ,que leurs regards régulièrement convergent !mais ceux ci en grande conversation ne remarquent même pas les demoiselles . Elles sont ravissantes ,avec le port altier qu'elles ont souvent lorsqu'elles sont très jeunes

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je prends plaisir à être en leur compagnie car une fois de plus il n'y a rien à faire....
Devant la bibliohèque c'est un attroupement général , les enfants touareg à leur sortie d'école se sont précipités vers la nouvelle bibliothèque pour découvrir les trésors qu'elle y recèle.

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Au puits une femme aidée de sa fillette tire de l'eau

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un peu plus tard c'est peut etre elle qui s'approche de moi , elle ne parle pas ma langue , j'aurais aimé pourtant savoir quelque chose qui me trotte dans la tête depuis quelques jours , au campement aussi il y avait une femme de type africain et c'est la seule que j'ai pu voir piler le mil or quand je me suis approchée d'elle quelqu'un m'a prise par la main sous prétexte de me montrer quelque chose , là , dès que je me tourne vers elle même chose...

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Une enième réunion de la caravane se déroule ce soir ,nous privant une fois de plus de cette soirée de récits Touareg devant les 3 thés avec Mossa . Nous trompons notre ennui sous la tente avec les 3club med et Maximilian pour jouer aux dames chinoise ... moment agréable , mais inutile d' aller jusqu'au Mali pour celà !

Quelle idée avons nous eu d'accepter d'aller visiter le Mali cette semaine là! nous avons eu bien sûr grand plaisir à rencontrer les 3 institutrices ,les 3 club Med , Maximilian ou Blanche ,mais chacun d'eux y a un rôle ,qui enseigner ,qui meubler la bibliothèque quant à ceux de la carvane ils doivents organiser tout ce qui n'a pas été murement réfléchit avant le départ... nous sommes les seuls "touristes" avec un programme de visites et activités prévues . Nous sommes ici pour mieux connaitre la region et les coutumes des touareg et vous faire profiter de nos découvertes ...or nous traînons notre ennui d'heure en heure ...

Alors , c' est donc décidé ,demain matin après une réunion de la caravane (oh mais cette fois c'est la dernière c'est promis! ) nous rentrons à Gao ...Blanche souhaite profiter du 4X4 et doit monnayer son passage avec Mossa

Il nous reste 2 jours ,puisque le rendez vous à l'aéroport est lundi 9H, pour mieux appréhender cette ville . Après d'âpres discussions ,Mossa accepte d'emmener Blanche ...nous lui parlons aussi de la soirée de vendredi ,nous aimerions aller dans un restaurant dont un guide "papier" a dit du bien et nous lui demandons de venir partager ce moment avec nous comme invité . Quant à l'après midi du vendredi je lui demande de prevoir une promenade en pirogue jusqu' à la Dune Rose puisque nous n'aurons pas la possibilité de faire le retour vers Gao en pinasse et voir , peut etre , les hippopotames ...En bavardant avec lui j'ai la tres nette impression ,qu'il n'est aucunement au courant du programme que Moussa (son cousin ) nous avait concocté...un oubli de taille cette fois!

PAGE 19/JARDIN DES SABLES SONGHOI

Devant nous , entre deux tentes , notre regard est aussitôt attiré par un reflet métallique qui se glisse dans la teinte sable de tout le paysage . Le fleuve , serpent d'acier ,file vers l'horizon ...






Nous suivons une "ruelle" bordée de murs un peu délabrés contournons un arbre et là.....c'est un ravissement : un jardin de verdure court jusqu'aux rives du fleuve. A mon regard ébahi s'offre un magnifique jardin potager où se mêlent mille couleurs , une symphonie des teintes vives des tissus africains aux nuances multiples de vert ;Comment vous faire ressentir en quelques mots ma stupéfaction ,en regardant cette volée d'enfants qui s'affairent à leur besogne .

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En piaillant ,riant ,se poussant du coude ,les enfants descendent jusqu'au fleuve puis remontent la pente douce , les bras tendus sous le poids des seaux et des arrosoirs , les plus agés aidant les plus petits . Dès qu'ils m'apercoivent ils m'entourent . Les petites mains se tendent et me tirent qui vers un carré de carottes , qui vers un carré de salade .. .ici des betteraves ... là des choux ...et tout ce jardin parfaitement dessiné , chaque platebande séparée de l'autre par un petit mur de sable , ils sont fiers de me le montrer ! j'ai un peu honte en regardant leur superbe potager et en songeant à mon unique plan de tomates que chaque année je m'escrime à faire pousser ...
Ce jardin leur donne la possibilité d'améliorer l'ordinaire de la cantine en ajoutant quelques légumes à leurs repas mais aussi leur permet avec l'aide de leurs instituteurs de se sentir "importants , responsables" . Adorables enfants qui se promènent près de moi , dont le jardin d'eden est tracé sur une petite pente en haut de laquelle on voit une vieille citerne . Une association anglaise est venue il y a plusieurs mois pour installer un arrosage goutte à goutte mais ils sont repartis sans finir , aujourd'hui la cuve rouillée n'attend qu 'un peu de bonne volonté pour reprendre son rôle.
Mais ici il faut l'avouer personne n'essaye d'entretenir ce qu'on leur donne . Au milieu d'une grande place de sable ,près de l'ecole j'ai remarqué deux pompes qui se dressent fièrement , mais elles n'interessent plus personne ,elle ne fonctionnent plus et ce sera Maximilian et Stephane qui découvrant cela par hasard vont tenter sans résultat de les réparer.

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Des gamines s'approchent de moi , leurs cheveux merveilleusement tressés , lorsque je les félicite pour leurs jolies coiffures des petits gamins partent en courant au fond du jardin à la recherche de la plus jolie fillette ....mais elles sont toutes si adorablement mignonnes! Sur le chemin du retour les enfants de l'ecole publique nous rejoignent . Le pensionnat avec ces "etrangers" de passage attire beaucoup de jeunes enfants et adolescents ces jours ci !

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