20.02.2008
MAMOU , EPOUSE ET MERE D EMIGRE de CISSE OUMOU AHMAR TRAORE
Je vous ai déjà parlé des clandestins , des migrants , mais si nous sautions de l'autre coté de la barrière en ouvrant les pages de ce livre?
Comment se déroule la vie de ces femmes dont mari et enfants quittent le pays pour trouver fortune en France ,notamment. Elles se retrouvent seules pour gérer une famille souvent nombreuse dont les jeunes adultes , sont partis . La condition difficile de ces femmes maliennes a permis à une malienne d'ecrire un livre qu'elle a presenté samedi dernier à Bamako lors d'une ceremonie . De l'avis general son livre , vendu au Mali 3000Fcfa est agréable à lire et pose une question essentielle , les "bras" doivent ils quitter le Mali pour la France
souhaitons lui un succès qui lui permettra d'être vendue également en France !
un autre de mes articles: nouvelles breves clandestins
19:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : clandestins, migrants, mali, afrique, vie au mali, reportage, carnet de vie
21.12.2007
DES NEIGES DE LA NOUVELLE ECOSSE AUX SABLES DU DESERT MALIEN
Whycocomagh est un petit village canadien qui se situe en nouvelle écosse.
Miranda a toujours vécu dans ce charmant village près du cap breton où tout le monde se connait mais elle reve de decouvrir d'autres horizons , remplacer la neige de sa campagne par le sable du desert . C'est ainsi qu'elle decide de rentrer dans les "peace corps" .
C'est au Mali que se situe la mission , elle y decouvre une vie finalement qui ressemble un peu à celle de son enfance. Elle demeurait dans une petite maison de bois où il n'y avait ni eau courante ni electricité . Bien sûr là elle ne retrouve pas les petits restaurants qui reunissent autour d'un café les jeunes de son âge , mais elle retouve l'amitiés autour d'un feu et d'un verre de thé .Elle s'adapte rapidement et sans trop de mal à cette nouvelle vie , à tel point qu'elle tombe amoureuse de Shindouk le chef du village touareg situé à 150 kilometres au nord de Tombouctou
En 2005 the "heradl chronicle" avait raconté dans ses pages l'histoire extraordinaire de cette jeune fille.
Depuis quelques semaines elle a retrouvé les neiges automnales de sa region. Non elle n'a pas abandonné sa nouvelle vie , mais là bas dans les sables du desert les hopitaux sont rares il faut un trajet de 4 jours à dos de dromadaire pour accéder aux soins alors parce que leur petit garçon allait naître la jeune femme a préféré troquer sa vie sous la tente pour la cabane au canada.
Ce petit garçon à cheval sur deux cultures restera pendant les premieres années de sa vie avec ses petits copains touareg mais qu'en sera t'il dans quelques années , à l'âge où les petits canadiens prennent le chemin de l'ecole ? on sait qu'au mali les 2 tiers de la population sont illétrés , que les ecoles des sables sont rares même si le père a déjà un projet d'ecole ....
là bas pas de pédiatre à qui téléphoner pour la moindre petite fièvre de votre bébé , pas de sos medecin pour une blessure . seriez vous même par amour prêt(e) à quitter le cocon de votre foyer ....
Un choix qui ne la concerne pas elle seule , son petit garçon s'il reste là bas ne pourra pas apprendre à faire du roller, du vélo... surfer sur internet et se faire gronder car il reste scotché sur un jeu sur son pc ou sa console, lire des heures les nombreux bouquins de la bibliothèque du village , en un mot vivre comme un enfant de son âge sur d'autres continents ...
LASTMINUT NE PROPOSE PAS QUE DES VOYAGES ,HOTELS, OU LOCATIONS DE VOITURES
POUR VOS LOISIRS J AI TROUVé CHEZ CE PARTENAIRE De BONS PLANS: RESTO . THEATRE . SORTIES . DIVERS ATELIERS D ACTIVITés LASMINUT LANCE EGALEMENT SON CHEQUE CADEAU
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10:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : touareg, nouvelle ecosse, nouvelle vie, enfants, carnet de vie
25.04.2007
PAGE 16 / L' HARMATTAN , VENT DU DESERT
Nous sommes désoeuvrés . Le temps passe ...paasse...paaasse ...paaaasssseee !!! Le vent ne faiblit pas , et chacun à l'abri sous les tentes combat l'ennui comme il peut , mais l'inaction commence franchement à peser ! Impossible même de songer à prendre des notes sur ce que nous avons fait , le vent petit effronté se faufile et s'en donne à coeur joie en essayant même d'arracher les pages de mon cahier ! l'abri touareg protège bien du soleil mais peu du vent qui glisse , s'insinue entre les peaux tendues sur les piquets , un claquement sec et régulier accompagne ses manoeuvres pour nous envahir et de fait il a largement la place car dix bons centimètres les séparent du sol tandis que devant , à l'opposé , par le côté largement ouvert ce petit chenapan en tourbillonnant se jette à l'assaut de tout ce qu'il trouve . En sortant je découvrirai d'ailleurs sous le transit garé une superbe oeuvre de la nature ressemblant aux rifs marocains , mais en miniature . Un après midi aura suffit .
Je suis tentée d'aller rejoindre les "amis de la caravane" mais je risque de tomber lors d'un énième débat et puis franchement la fumée de "cigarettes" même en plein désert cela me dérange . Dommage , j'apprendrai par la suite que mon guide Mossa les a rejoint et leur a dévoilé un peu l'histoire de la communauté Touareg depuis les années 1990 . Il faudra que je me contente de ce que les médias m'ont appris , avec tous les "ont dit " que cela peut comporter , mais je ne désespère pas qu'avant la fin du séjour il réponde enfin à mes questions ....on peut toujours rêver . Mais ce n'est pas comme à la télévision où les programmes sont rediffusés : ici raté c'est raté ...
Ce matin , Carole a été baptisée dans la religion musulmane , nous devrons nous habituer à son nouveau prénom: Maryam. Bien sûr pour l' état civil elle restera Carole ! Nous avons partagé un morceau du foie de l'animal qui a été tué pour l'occasion mais probablement parce que nous sommes chrétiens , nous n'y avons pas été conviés ...
Il est près de 16h lorsqu'enfin il a un peu de mouvement dans le camp . Dès que j'entends Mossa dire qu'il raccompagne Aboudakrim dans son campement , peu éloigné d'ici , nous sautons sur l'occasion et nous engouffrons ,Arnaud et moi , dans le 4X4 . Bien entendu , comme à l'accoutumé , les bras des amis sont nécessaires pour démarrer , d'ailleurs le véhicule aujourd'hui se fait encore plus capricieux que ces jours derniers.
Finalement le désert se ressemble sans se ressembler , nous reconnaissons l'endroit où nous avons bifurqué ce matin pour aller au puits . Le campement après un moment s'étale devant nous . Il est plus grand que celui de la famille de Moussa . Les tentes sont plus nombreuses , le troupeau est constitué de chèvres mais aussi de moutons qui courent dans tous les sens . Nous restons dans la voiture pour ne pas nous imposer mais cordialement le chef du campement vient à notre rencontre pour nous saluer . Au loin je vois quelques femmes qui déambulent devant leur tentes , grandes , élancées elles ont un port de reines...elles me semblent d'ailleurs beaucoup plus grandes que celles que nous avons côtoyées au campement ...mais elles sont bien trop loin pour que je puisse distinguer les traits de leurs visages . L'image d'épinal ne peut pas s'appliquer ici ,les Kel Tamacheq ,les touareg comme nous les appelons , ne se ressemblent pas : Mossa a des mains longues et fines , et son visage est mince ,les pommettes hautes , totalement différent de celui de Moussa.
Pour le voyage de retour nous aurons un nouveau passager à bord ,un jeune berger , Peul je pense .J'aurais apprécié qu'il me dise quelques mots sur sa vie , mais l'aurait il pu! de toutes manières nous ne parlons pas la même langue et ce plaisir nous est interdit . Il est adorablement mignon , il ressemble à ces magnifiques portraits que l'on trouve au hasard d'un diaporama ou d'un carnet de voyage . Il est tout timide dans son coin et je ne me sens pas le droit de le photographier ...
Le soir , nouvelle réunion de la caravane mais comme elle se tient juste après le repas auquel nous a convié le père de Moussa ,j'en entend sans l'avoir souhaité une partie , puis, je m'éclipse sous l'excuse d'être fatiguée. J'ai toujours entendu que les Touareg prenaient n'importe quelle excuse pour chanter et jouer de la musique ,nous devons être dans le seul campement qui n'apprécie pas la musique ! nous ne participerons pas à cette grande fête avec chants ,et musique dont nous avait parlé Moussa.

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20:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : touareg, campement, berger peul, carnet de vie, harmattan, tempête de sable, peul


