30.01.2008

YOU WANT TO LISTEN TO MY NOTES IN ENGLISH ?

GO TO " articles à ecouter en anglais " and you have some ......MY ENGLISH IS NOT SO FLUENTLY AS I WOULD LIKE BUT I HOPE YOU'LL UNDERSTAND ! AND IF YOU CAN CORRECT ME IT WILL BE GREAT .....you are englich or american ,i can dream ! perhaps have you time enough to translate one note for me....

you think it's a good idea....so clic on the link down , "voter pour cette note" thanks a lot


17.01.2008

LE CHOCOLAT DANS TOUS SES ETATS

ARTICLE DEJA PARU SUR AWANEKKINNAN : http://awanekkinnan.blog.mongenie.com/

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LE CHOCOLAT on le mange , on le boit , on l'utilise pour des massages ,mais saviez vous que l'on peut aussi l'utiliser comme bio carburant?

Il ya quelques jours deux écologistes britaniques quittaient l'angleterre pour rallier TOMBOUCTOU au MALI traversant la france , l'espagne ,le maroc , la mauritanie jusqu'à Tombouctou. Ce parcours vous rappelle quelque chose? les memes pays étaient traversés en fevrier dernier par la caravane du coeur organisée par Moussa Ag Assarid . Mais là où le but de l'un etait d'apporter du materiel au village de Taboye ,Andy et John , l'un ingenieur , l'autre electricien auto , veulent aussi faire un geste pour la planete : Le camion avec lequel ils voyagent fonctionne avec un biocarburant à base de... chocolat , moins polluant parait il que les carburants fossiles. Leur camion Ford transportera deux 4x4 land cruisers (roulant egalement avec ce bio diesel), qui seront utilisés pour les dernieres centaines de kilometres à cause de l'etat des routes.

N'imaginez pas revenir dans le film retour vers le futur! leur caburant qu'ils doivent emporter pour le voyage(2000litres) est un subtil melange de beurre de cacao de soude caustique et du methanol.

Ne pensez donc pas que c'est un delicieux fumet de chocolat chaud qui suivra le vehicule!

Le camion sera offert au Mali à une association caritative, Aux prix du chocolat me direz vous , pas de soucis ils accompagnent leur cadeau pour le moins original d'un appareil permettant de transformer l'huile usagée en carburant .

les benefices d'un carburant bio sont largement débattus car ils imposeraient beaucoup de deforestation et d'eau pour en faire une culture correspondant aux besoins des divers pays

janvier 2008 la suite de leurs aventures en anglais

un lien vers un article lié mais exterieur à mes articles personnels

SI MES ARTICLES VOUS PLAISENT MERCI DE CLIQUER UN PEU PLUS BAS SUR "VOTER POUR LA NOTE" CELA ME FERA GAGNER UN POINT

23.12.2007

EN PREPARANT LE VOYAGE AU MALI lire cette note en n° 3


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Coincés entre le nom des maures, des sonhgoi et des peulhs , les touareg étaient dans ma mémoire parmi les 14 millions d'habitants de l' AOF , aux beaux jours de la colonisation française , quand Joseph Galieni n'etait pas encore le nom d'une rue ou un boulevard

Bien sûr j'entendais parfois le nom de Mali surgir sur un média mais que savais je de la réalité du peuple malien , des ethnies qui s'y cottoient , des difficultés de ce peuple pourtant le plus pauvre du monde.

Une information en poussant une autre , la guerre du golfe avait occulté pour moi les problemes touareg au mali dans les années 90 et puis l'homme est égoiste , la naissance de mon fils , la preparation de sa chambre puis plus tard de ses biberons ont occupé plus mon esprit que les misères du monde.

Arte venant heureusement à mon secours, me fit decouvrir les touareg un peu mieux que je ne les connaissais en me faisant apprécier la chaleur de leur accueil dans leurs campements, la beauté de leur musique ...c'est donc le coeur rempli de rêves que nous nous envolions quelques semaines plus tard mon fils arnaud et moi ; le dernier mail de notre ami en main nous pouvions imaginer tout ce que nous allions faire , simples mots pour l'instant sur la feuille mais déjà porteurs de magie ...decouvrir le désert pendant une promenade à dos de dromadaire, apprendre avec les bergers à s'occuper des bêtes, rencontrer des animaux près du campement , se retrouver le soir auprès du feu pour entendre des legendes touareg au son de la musique ....et puis à Gao faire connaissance avec l'autre Mali , celui des africains avec son marché , des boubous et des djembé....

15.04.2007

PAGE 2 /PREMIERS REGARDS SUR GAO ,PROMENADE AU BORD DU NIGER

d5cf3a2a9fde99d985bb782f1c79fc81.jpgf23eff4704f4ff60589d0bb320614a08.jpgLa grille du jardin de l'hotel vient de s'ouvrir et un Touareg vient vers nous. Il porte un superbe boubou de la couleur du cuivre rouge ,ses cheveux comme à leur habitude sont ceints d'un chèche foncé. Je le regarde s'approcher .C'est vrai qu'ils ont belle prestance , le corps drapé jusqu'aux pieds ,dans ce tissus soyeux qui se balance au rythme de leurs pas ...je ne vois que ses yeux qui semblent me regarder avec insistance et à ce moment là , je réalise : c'est Moussa qui pour un temps , a quitté son habit indigo !

Cette apparition me laisse une étrange impression. Moussa en France , seul vêtu de son habit bleu cela ne m'etonne plus mais là , parmi d'autres vetements traditionnels cela me permet de réaliser que cette fois ce n'est plus un rêve, nous sommes au pays des Touareg...

Il s'approche de nous pour nous souhaiter la bienvenue et son apparition ne perturbe en aucune façon les habitudes des oiseaux : dans un nimier , un tilabert couve ses oeufs dans un nid posé en equilibre entre deux branches tandis qu'au dessus de nous un toujoumba (en songhai) superbe oiseau jaune, avec application transporte inlassablement quelques nouvelles brindilles pour perfectionner son nid , dans lequel par instant il disparait par une petite ouverture placée sur le dessous de cette forme ovoide qui pend de la branche..

Ibrahim , visage jovial et toujours souriant, entre à son tour dans le jardin ombragé de l'hotel suivi de près par la jeune femme de l' aéroport.
une voix douce repond à mon bonjour :
...enchantée ! et moi je m'appelle Blanche de Richemont "

j'ai lu son nom sur la page de garde du livre de Moussa mais le "de" m'avait laissé croire à une frêle et vieille demoiselle. En fait ,elle ressemblait dans mon imagination à la princesse russe très agée , qu'il m'avait été permis de connaître il y a quelques 20 ans . Vieille dame charmante , comme sortie d'un livre , qui disparaissait au fond d'un immense fauteuil , petite dame poussiéreuse , transparente à force d'être fragile . Son neveu , jeune homme d'une autre époque lui aussi , se tenait debout derrière , la main posée négligemment sur le dossier , et sur le mur la gravure d'un tsar... Cette image que j'avais chassée de mes souvenirs me saute au visage lorsque je decouvre la véritable Blanche de Richemont et qui n'a rien à voir avec celle que j' imaginais !

Elle est écrivain , amoureuse et spécialiste des déserts .... nous apprendrons quelques jours plus tard qu'elle est là aussi pour apporter les dernières modifications à son prochain livre " l' éloge du désir"

Nous les laissons à leur discussion , Mossa vient d'arriver et nous propose de découvrir Gao. Notre guide , cet après midi s'appelle Sidi , c'est un cousin de Mossa .
En fait ici tout se passe en famille , l'agence de voyage est celle de Mossa et les guides et chauffeurs ses cousins ... Sidi ,savez vous ce que cela signifie en langue arabe ? : saint , je l'ai appris il y a quelques années en flânant dans les ruelles de Sidi Boussaïd en Tunisie.

Gao ne se raconte pas , il faut s'y promener pour la saisir.
Une seule route goudronnée traverse la ville , toutes les autres rues , aussi larges pourtant, sont d'un sable orangé , bordées de maisons de cette même teinte chaude ou parfois se mèle la couleur plus grise de l'argile . De longs murs de même matériau occultent les jardins , car toute maison possède son jardin pour y élever quelques chèvres , où pour s'y retrouver, à l'ombre d'un arbre parfois, pour boire les trois thés traditionnels.

Le centre ville ne se prétend pas différent , sinon que s'y regroupent les divers ministères et administrations. Le long des ruelles du marché un bric-à-brac d'objets se côtoie : des vis , des chaussures , des tissus , des plaques de sel... Une petite fille à la peau d'ébène , avec application tresse les cheveux d'une autre enfant , un bébé s'est assoupi dans le dos de sa maman , un couturier devant sa machine "singer des années 40 " tire d'un morceau de tissus multicolore un pantalon non moins riche en couleur. Au coin d'une rue, quelques chèvres se dressent fièrement sur une montagne d' immondices ; cela me remet en mémoire quelque phrase de Daudet parlant le la chèvre de mr Seguin : "et de se voir si haut perchée elle se croit au moins aussi grande que le monde"

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Sidi nous a entraîné à sa suite dans une sorte de halle marchande , ceinte de hauts murs qui assombrissent le lieu. Un veritable labyrinthe se déroule devant nous avec de chaque coté de minuscules réduits dans lesquel s'entassent parfois dans un équilibre très précaire , des chaussures, des tissus et mille autres choses encore. Il nous faut nous frayer un passage entre les sacs , caisses qui obstruent un passage si étroit que dejà sans ces monticules de paquets deux personnes ont du mal à s'y croiser, sans patauger dans la boue qui s'étale par endroits.

Le jeune Touareg , après quelques serrements de mains , quelques mots jetés dans une langue "rugueuse" , à l'un ou à l'autre , semblant ne pas trouver ce qu'il souhaite , franchit une étroite porte , Arnaud et moi toujours sur ses talons. La clarté du soleil nous saute au visage, alors que la chaleur aussitôt nous enveloppe...
Nous traversons encore quelques dédales de rues, pour arriver sur une grand avenue de sable qui borde le fleuve.
Sur les rives du Niger c'est un autre univers grouillant de monde . Assis sur le parapet nous jouons les indiscrets car quelques femmes qui font leur toilette dans une eau plus que douteuse , d'un geste impérieux de la main nous font signe de ne pas les photographier . Même sans cela , je n'aurais pas de toutes manières fait un cliché de ce moment d'intimité , un peu plus loin un autre groupe de femmes lave leur linge . Des enfants jouent au ballon tandis que près d'eux des petits groupes de chèvres et des moutons déambulent , sous le regard indifférent d'un zébu.

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Au loin des pirogues s'éloignent ... Animaux , hommes, fourrage et mille autres choses se disputent une place sur les pirogues dont certaines voient le niveau de l'eau s'avancer inexorablement vers le plat bord et prennent des allures de radeau plutôt que de barque.
Sur les quais, c'est un mélange de couleurs bigarrées : le bleu des Touareg mais aussi les teintes violines , indigo, vertes de leurs boubous , les couleurs acidulées des robes des femmes Bambara ou Songhai. Un petit âne passe près de moi chargé de paille alors que quatre jeunes hommes rentrent des champs , leurs outils de travail d'un autre temps , sur l'épaule ...mais déjà mon regard est attiré par autre chose... et j'ai beau écarquiller mes yeux je ne parviens pas à tout voir. Un Peul vient d'être hapé par la foule et je ne vois plus que son chapeau qui émerge d'une marée humaine. D'un pas rapide un autre malien apparait tenant courte une corde à laquelle est attaché un gigantesque bélier,le temps d'ajuster mon appareil et ...trop tard , la foule se referme sur lui.

Pour retourner à l' hôtel nous longeons les jardins d'une belle demeure , les bougainvillées ploient sous les fleurs roses et blanches qui se gorgent de soleil , un peu plus loin ont été plantés quelques dizaines d'arbres , bien alignés . Dans quelques années ils offriront une ombre bienfaitrice au promeneurs , mais aujourd'hui on se prend à penser qu'ils sont bien trop chétifs pour survivre. ...


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i can't translate this note in english it's too hard for me ....but perhaps you can ....

13.04.2007

PAGE 1 / ARRIVEE A GAO

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(veuillez attendre l'arrêt complet de l'appareil avant de détacher vos ceintures" .Le micro lance l'appel au calme habituel lorsqu'un avion pose ses roues sur les pistes ...mais quelle piste? collés aux hublots de l'avion ,les passagers ,tentent d'apercevoir la ville de Gao et son aéroport ...du sable , su sable ,et là oui en cherchant bien ,une piste dont le tarmacq a la teinte du sable qui se souleve au gré du vent. Un véhicule de secours seul et unique , et un grand batiment de tole ondulée planté au milieu de nulle part ,voilà l'aéroport international de Gao !
Le grand hangar est séparé par une unique cloison ,d'un côté le hall de départ ,de l'autre le hall d'arrivée. L'avion ne fait qu'une courte escale ,alors que nous passons la douane et la police ,les passagers en partance grimpent dans l'avion ).

Des Maliens de toutes ethnies s'accrochent en grappes aux barrières . Comment reconnaître quelqu'un dans ce groupe de personnes ! Mais un peu à l'écart je vois deux Touareg qui ressemblent aux photos que j'ai eu en main , l'un doit être Ibrahim et l'autre Mossa Ils discutent avec une jeune femme que j'ai remarquée dans l'avion . Placée sur l'un des sièges de la rangée de derrière elle est restée le nez plongé dans ses papiers toute la durée du voyage .
Je pousse un "ouf" de soulagement ...je n'ai pas cette fois préparé mon voyage comme j'en ai l'habitude : pas de guide du routard , petit futé ou autre bouqin dans mes bagages. Lorsque Moussa m'a dit "viens au mali en meme temps que moi , je te ferai aimer mon pays " je l'ai pris au mot ...à tel point que c'est un peu paniqué que nous avons bouclé nos bagages . Tout le temps qu'a duré son voyage en 4X4 pour rallier Paris à Taboye , il etait censé m'envoyer des sms ou mails pour me mettre au courant de l'avancée de son voyage avec la "caravane du coeur" * mais je n'avais eu que de très rares reneignements et depuis quelques jours le "stand by" complet ,nous ne savions ni s'il etait arrivé ni si quelqu'un nous attendrait à l'aeroport. En désespoir de cause j'avais noté sur mon carnet l'adresse de 3 touareg qui n'habitent pas du tout dans la region mais auxquels j'aurais envoyé un "au secours" si nous nous retrouvions seuls , mon fils de 15 ans et moi ,dans une ville totalement inconnue . ..


Il ne faut que quelques minutes pour que le 4X4 ,un rien brinquebalant de Mossa ne nous dépose devant l'hotel restaurant . Nous y serons les seuls "blancs" pour cette première escale .
Mossa,c'est le cousin d'un ami, écrivain touareg ,qui habite en France, et il nous servira de guide pendant ce court séjour. Il nous apprend que notre ami est bien arrivé avec "la caravane du coeur " qui vient de traverser plusieurs pays du nord de l'afrique avant de rallier Taboye , petit village perdu dans le nord du Mali but de leur périple. Moussa notre ami, passera en fin d'après midi pour nous dire bonjour ;en attendant nous prendrons notre repas de midi ...qui se prend à 15H sous cette latitude
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Une légère brise souffle qui fait bruisser les feuillages et rend la chaleur supportable. Installés dans le jardin ombragé de l' hôtel "Sahara passion" nous attendons , mon fils Arnaud et moi , que nous soit apporté notre premier repas typiquement malien . Aujourd'hui ce sera couscous .Et quel couscous !mémorable....un plat de graines ,deux minuscules bouts de viande et quelques pois chiche... Là c'est sûr nous ne sommes pas dans un de ces voyages organisés ou les français viennent pour se gaver autant de soleil que de mets exotiques...
Au loin le Muezzin vient de faire son appel à la prière alors que tout autour de nous une dizaine d'oiseaux font un concours des plus belles trilles . Sur le mur de banco (le sable utilisé pour la construction) des lézards de belles tailles nous regardent étonnés, à moins qu'ils ne soient qu'intrigués et nous étonnés !
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* la caravane du coeur devait apporter deux vehicules 4X4 ainsi que du materiel scolaire ; créée quelques semaines seulement avant le départ mais manquant cruellement d'organisation à mon avis je n'avais pas voulu m'y associer autrement qu'en mettant en ligne sur mon blog quelques lignes sur l'avancé de leur voyage.
ils devaient arriver le vendredi , deux ou trois jours avant nous . nous devions les rejoindre , nous en tant que "touristes équitables" quoique ami de Moussa